Une connexion sauvage

Antoine arriva un lundi, ce fut un plaisir de lui présenter la cabane et sa fine équipe. Partager cette douce atmosphère avant de reprendre la route. Et comme nous vous l’avions dit, il n’arriva pas sans surprise. En effet, nous avions profiter de son arrivée pour nous alourdir un peu plus. Comme la musique prenait une part de plus en plus importante dans notre périple il amena avec lui une flûte, un harmonica et un cajon. Cela compléta notre petit orchestre composé jusqu’ici d’une guitare, d’un handpan et d’une guimbarde. Afin de transporter tout ce nouvel équipement nous avions vu avec Antoine pour qu’il ramène également une remorque vélo.

Le lendemain matin nous préparions nos vélo pour reprendre la route. Nous avons en mire Nevers, la fin de l’itinéraire de la Loire à vélo, et l’espoir que le hasard nous offre de nouvelles belles rencontres comme nous avons pu le vivre à la cabane.

Les jours défilaient et notre quotidien se transforma en une grande fresque de paysage, nous montrant la Loire sous toutes ses formes. Afin de ponctuer notre itinéraire nous trouvions de magnifiques petites places pour bivouaquer. Des plages au bord de l’eau ou nous pouvions nous rafraîchir, accrocher nos hamacs et se détendre.

Afin d’occuper nos temps libres, nous laissions voguer notre imagination. La plupart du temps avec de mélodieux instant musicaux, ou en laissant une trace que le temps effacera. Comme ce magnifique mandala que nous avons offert à la plage de Briare qui nous accueillait ce soir là.

Nous avions beau ouvrir l’oeil, notre itinéraire ne nous offrait pas la rencontre d’un autre lieu. Cela nous perturba un peu, nous qui rêvions de nouvelles découverte. 

Et pourtant, une fois l’agacement passé, en étant plus attentif à ce que nous réservait notre aventure. Nous constations que notre itinéraire nous présentait la rencontre d’un autre type, une connexion plus intime avec la nature et tous les êtres qui la composent. 

Notre quotidien se mêla à celui des Martins pêcheurs, des biches, d’un petit renard et même d’un sanglier qui avait décidé de nager dans la Loire au petit matin. Chaque jours s’offrait à nous de nouvelles surprises, des libellules qui se posaient sur la main, de gros poissons au bord du campement. Ou encore cette après midi où, par dessus la Loire, soudain nous avons vu passer des oies sauvages. Elles s’en allaient, sûrement, vers le midi, la Méditerranée 🎶😘

Au milieu de toutes ces rencontres, nous en avons parcouru des kilomètres, avec quelques étapes notables. 

Comme le passage à Orléans ou Léo creva deux fois de suite, un gros trou sur le pneu l’empêchait d’aller plus loin. On aura donc été en chercher un autre avec Antoine. Pendant ce temps, Léo, coincé sur une petite place de village, avait fait la rencontre d’une famille qui nous aura offert des légumes pour la suite du périple. Un geste très gentil qui nous aura permis de faire des patates cuites au feux de bois accompagné de ses délicieux camemberts fondus !

L’ascension de Sancerre, qui nous brula les jambes mais qui nous offrit une très belle vue et un très bon repas. 

Cette journée a la charité-sur-loire, où Pierre-Yves, Louis-Maël et Papa étaient venus nous rendre visite pour partager notre quotidien. 

Ou encore ce détour à Urzy où nous avions essayés de forcer le destin, en cherchant sur internet l’emplacement d’un lieu de vie alternatif. Mais n’ayant pas l’adresse exacte nous n’avons jamais pu les trouver. Cette étape nous aura même coûté une bonne frayeur, avec la remorque qui lâcha. Trop de poids sûrement, on s’arrêta dans un grand parc forestier pour y passer la nuit et rééquilibrer la charge. 

En arrivant à Nevers, il était temps pour Antoine de reprendre son chemin personnel et nous laisser a nos aventures. 

On se sera donc posé quelques jours a la sortie de la ville  en attendant le train. Nous ressassions les bons moments du voyage,  quand en une fraction de seconde nous  affrontions notre première averse. Branle bas de combat, on s’active rapidement pour transformer notre campement et mettre les affaires à l’abri. Comme si la nature s’attristait de voir Antoine nous quitter. 

Merci beaucoup Antoine d’être venu passer ces quelques jours avec nous. Ça a été un plaisir de partager nos galères avec toi mais aussi ces festins aux feu de bois et surtout ces barres de rires. Je crois qu’au fond c’est surtout nous qui sommes triste de voir partir un si bon compagnon de route. Heureusement, et nous le savons tous les trois ce ne sera pas notre dernière aventure !

2 réflexions sur “Antoine”

  1. Une pensée à vous, qui comme nous devez avoir très chaud. Les photos sont très belle. Merci de nous faire participer à votre aventure.
    Bisous

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