Les premières difficultés

Pendant ces quelques jours en région Neveroise, nous avions pris le temps de contacter deux communautés situées à proximité. Nous espérions recevoir une réponse en profitant des derniers jours avec Antoine. Malheureusement ce ne fut pas le cas, Antoine avait pris son train et nous n’avions toujours pas reçu de réponse. Mais l’envie de reprendre la route est bien présente et nous décidons d’avancer en direction de ces lieux de vie, heureusement pour nous ils se trouvent sur le même itinéraire. 

La journée passe et nous arrivons à proximité du premier projet. Comme nous avions lu qu’ils n’aimaient pas les passages à l’improviste et soucieux de respecter leur intimité, nous décidons de passer la nuit dans les parages. Qui sait, peut-être recevrons nous une réponse avant demain ?

Le lendemain après un bon petit déjeuner nous constatons qu’aucun de nos mails n’a reçu de réponse. Nous ne désespérons pas, et nous sentons qu’aujourd’hui est un bon jours, que nos efforts vont payer. Nous prenons la décision de passer ce premier lieux de vie et d’aller au second. Nous avons lu qu’il possède une forme de camping pour les gens de passages. Ce sera sûrement plus simple de les rencontrer. 

 

C’est confiant que nous prenons la direction de Tazilly, s’il le faut nous ferons du porte à porte pour rencontrer cette communauté, mais l’envie de mettre fin à cette série d’échecs est forte. La route change, nous avons quitté les bords de Loire pour rentrer dans les terres. Nous les savons dans cette direction les paysages sont plus vallonnés, l’effort est plus intense mais la vue est plus belle. Après quatre heure de vélo nous ne sommes plus qu’à une poignée de kilomètres de notre destination. Se dresse alors face à nous l’ultime épreuve de la journée, plus de 300 mètres de dénivelé, une ascension encore jamais réalisé pendant ce périple. Nous ne décourageons pas, nous le voyons comme l’effort qui sublimera notre arrivée. Armé de cet enthousiasme nous parvenons à franchir ce petit mont, cela dit pas sans difficulté, nos cuisses sont bien contracté et nous avons laissé sur la route quelques litres de sueur

C’est fait, nous y sommes nous arrivons enfin à Tazilly, qui contrairement a ce que nous imaginions, nous paraît très froid. Personnes dans les rues, tous les commerces fermés… bien que ce ne soit pas très accueillant, nous nous rendons à la mairie pour avoir l’adresse du lieux de vie. Contre toute attente, l’agent municipale est incapable de nous renseigner et n’a jamais entendu parler d’une communauté dans les parages… elle nous mentionne bien l’emplacement d’un camping mais pas ce que nous cherchons. Celà fit l’effet d’un coup de bâton, nos efforts sont vain, si même la mairie n’a pas connaissance de ce lieu comment pouvons nous le trouver. La fatigue que nous entravions avec notre enthousiasme surgit et attaque fortement notre moral. En plus de cela la météo commencé à faire des siennes, les nuages gris s’ammassent au dessus de nos têtes. Un enchaînement qui nous sonne et qui nous laisse là, dépités.

Alors que faisons nous, allons nous bivouaquer dans la forêt ? On décide finalement de prendre la direction du camping une bonne douche chaude nous permettra peut-être de remonter le moral au dessus des chaussettes. En y arrivant nous apprenons que c’est un camping quatre étoiles, à 25€ la nuit. On se serait bien passé de ça, mais la pluie commence à tomber, nous sommes coincés.

Nous montons rapidement la tente, allons prendre une douche chaude qui nous permis de décompresser un peu. La fatigue ne nous achève pas totalement et nous permet même de rire de la situation. On décide d’aller se prendre une bière au bar du camping, histoire de se changer les idées et de continuer à se vanner sur la journée endurée.

Alors que nous avions abandonné tout espoir en cette journée, la magie des coïncidences commença à opérer. En entrant dans le bar quasiment vide, on fit la connaissance de Guillaume et Elena, des voyageurs travaillant au camping pour remplir les caisses. Le courant passa très rapidement, ils nous racontait qu’avant d’arriver ici, ils étaient en Suisse a faire de la musique dans la rue. C’est fou, nous avions justement pensés essayer, un challenge que l’on se fixe pour la suite de notre voyage. 

Le resto-bar se remplissait un peu, alors nous leur donnons rendez-vous après leur service histoire de faire un peu de musique tous ensemble. 

Qu’est ce qu’il étaient inspirant, leur complicité ajoutait tellement de charme à leurs musique. Nous avons continué à échanger une bonne partie de la nuit, parfois musicalement en improvisant quelques morceaux et d’autres fois plus classiquement, en discutant. 

Notre fatigue accumulée  pendant la journée s’était comme volatilisé nous étions aux anges bercé par les douces mélodies de cette belle rencontres. Et pour couronner le tout, ils nous parlent même du collectif que nous cherchons, ils sont passés au camping il y a deux semaines pour faire un séminaire. Même s’il ne savent pas où il se trouve, cela nous redonne espoir. C’est les oreilles enchantées et le coeur revigoré que nous allons nous coucher, Demain c’est sur nous les trouvons ! 

Le lendemain matin on se réveille en forme, même si la nuit a été courte. L’espérance de rencontrer enfin un lieu de vie nous porte. On va demander au tenancier du camping s’il a des infos, il connaît le collectif mais pas leur localisation. Cela ne nous affecte pas, notre plan est le suivant préparer rapidement nos affaires et aller les chercher, en parcourant les quelques kilomètres de route composant Tazilly. 

En préparant notre packtage, une personne vient nous voir. Nous l’avions déjà repéré dans la matinée, il était arrivé dans la nuit en camping car et s’était posé avec sa famille à côté de nos tentes. Il avait un beau gilet beige orné d’un mandala dans le dos. Même si nous n’avions pas pris le temps d’aller le saluer sa présence ne nous était pas passer inaperçue. En se présentant, Antoine, nous demande qu’elle est l’histoire de notre voyage. On lui explique brièvement en lui expliquant qu’aujourd’hui nous allons a la rencontre d’un collectif non loin de là, nommé « Pranamour ». Il s’arrêta un instant sur le nom du collectif, et sa femme, Neiman, qui nous avait rejoint entre temps nous expliqua que nous y étions. 

Quoi ? Comment pouvons nous y être cela ne ressemble pas du tout à ce que nous avons pu lire sur le site ? Ils nous invitèrent à partager le petit déjeuner pour nous expliquer tout cela. En fait Pranamour n’avait pas encore de localisation physique, c’est aujourd’hui un collectif de personne souhaitant acheter un terrain pour créer un lieu de vie, et le terrain qu’ils souhaitent acheter c’est le domaine du camping. Antoine et Neima, qui cherchent une communauté à intégrer sont venus voir le terrain afin de se faire une idée et donner leur réponse au collectif. Complètement déboussolé nous nous rendons compte que notre périple nous a amené, comme par magie, au bon endroit et que les réponses que nous cherchions se sont tout simplement présenté à nous.

Pendant le petit-déjeuner nous avons également fait la connaissance de leur deux enfants et appris que, cette famille aussi, se passionne pour la musique. Afin de fêter cette belle rencontre nous décidons de rester un peu plus longtemps au camping pour partager quelques notes. 

C’est au son des chants, de l’harmonium, du tambour et de tous les instruments que nous avions rassemblé, que nous nous nourrissons. Un moment magique qui rechargeait nos batterie interne d’une énergie mélodieusement puissante. 

Ces instants musicaux ont étés des moments indescriptible, comme des bulles hors de tout, ou la musique comme moyen de communication permet à chacun de s’exprimer, de trouver sa place dans cet harmonieux ensemble. 

Nous le savons tous les deux ses notes de musique ont sonnés le gong de notre série noir. C’est rechargés comme jamais que nous sillonnons la vallée en redescendant vers la Loire. Aussi libre et aussi rapide que les oiseaux, nous allons vers notre avenir avec le coeur rempli d’amour.

1 réflexion sur “Coïncidence”

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